Dans une évolution récente qui a jeté une ombre sur la victoire historique de l’Espagne à la Coupe du monde féminine de la FIFA 2023, Luis Rubiales, le président de la Fédération espagnole de football, a été suspendu par la FIFA à la suite d’un incident controversé impliquant un baiser non consenti avec la gagnante de la Coupe du monde Jenni Hermoso. La suspension prévoit l’exclusion de Rubiales de toutes les activités footballistiques nationales et internationales pour une durée préliminaire de 90 jours, comme l’a rapporté BBC News.
La controverse est née lorsque Rubiales, contre le consentement d’Hermoso, l’a embrassée sur les lèvres lors de la finale de la Coupe du monde, où l’Espagne a triomphé des Lionesses anglaises sur le score de 1-0. Cet incident occupe désormais le devant de la scène, éclipsant l’exploit de l’Espagne. Le refus de Rubiales de démissionner et ses accusations ultérieures selon lesquelles Hermoso aurait menti ont encore intensifié la situation.
Au milieu de l’escalade du conflit, l’équipe nationale anglaise, connue sous le nom de Lionesses, a manifesté sa solidarité avec Hermoso. Des joueuses comme Mary Earps, Lauren Hemp, Beth Mead et Lauren James ont exprimé leur soutien à Hermoso et condamné l’incident. Elles ont partagé une déclaration sur leurs plateformes de réseaux sociaux dénonçant le comportement et plaidant pour des mesures contre le harcèlement, en soulignant leur position avec le hashtag #MeToo moment dans le football féminin.

La Fédération royale espagnole de football (RFEF) a adopté une ligne de défense au nom de Rubiales, exprimant son intention d’engager une action en justice contre Hermoso, qui est représentée par le syndicat des joueuses, Futpro. La RFEF a présenté des images du baiser lors de la cérémonie de remise des médailles, affirmant que les preuves sont concluantes et que Rubiales n’a pas menti. Cette impasse juridique a ajouté une couche de complexité à la situation, détournant l’attention de l’exploit sportif et mettant en lumière des questions non sportives.
La controverse a poussé l’équipe espagnole victorieuse, rejointe par d’autres joueuses de premier plan, à boycotter les matchs de l’équipe nationale tant que Rubiales ne quittera pas ses fonctions. Cela a entraîné la suspension des matchs à venir jusqu’à ce que la direction de la fédération soit changée. L’incident a non seulement terni la victoire de l’Espagne en Coupe du monde, mais a aussi révélé un problème plus vaste au sein de la culture de l’équipe nationale. La réaction d’Hermoso reflète un problème plus large de misogynie, attirant l’attention sur un schéma de comportements irrespectueux qui persiste au sein de l’équipe depuis des années.
Dans le contexte des débats en cours autour du consentement, de l’égalité des genres et du respect, cet incident est devenu un moment charnière dans le football féminin, contribuant à une conversation plus large sur le traitement des sportives et sur la nécessité d’un changement culturel au sein de la communauté sportive.







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