Film · août 9
L'acteur australien Zoe Terakes réagit à l'interdiction de son film au Koweït, mettant en lumière la discrimination LGBTQ+
L'acteur australien Zoe Terakes s'est élevé·e contre l'interdiction de son récent film d'horreur, « Talk To Me », au Koweït en raison de son identité de genre. Terakes, acteur transmasculin non binaire, a attiré l'attention en devenant le premier acteur ouvertement transgenre à être choisi pour le MCU. The Hollywood Reporter a révélé que le Koweït, un État conservateur du Golfe, a imposé une interdiction au film, soulignant l'historique du pays en matière de censure ou de montage lourd de films aux thèmes progressistes.
Alors que le film a connu une sortie sans heurts dans d'autres territoires du Golfe, l'interdiction au Koweït se distingue par le fait qu'elle vise l'identité d'un acteur plutôt que le contenu du film lui-même. Terakes interprète le rôle de Hayley, une organisatrice de fête, son identité de genre n'étant pas mentionnée dans le film. Exprimant sa déception, Terakes a partagé ses réflexions sur Instagram, mettant en évidence le schéma plus large d'interdiction de films aux thèmes queer ou trans dans la région du Golfe.
Terakes a précisé que « Talk To Me » n'aborde pas explicitement les thèmes queer ou trans, soulignant qu'elle ou il est un acteur, pas un thème. Cette interdiction, fondée uniquement sur son identité, crée un précédent préoccupant. L'acteur a insisté sur l'importance de la représentation comme source d'espoir et de résilience pour les communautés marginalisées. Terakes a souligné que cette interdiction n'effacera pas l'existence des personnes trans et a encouragé le soutien à des initiatives LGBTQ+ comme Rainbow Railroad.
Cet incident met en lumière les difficultés rencontrées par les personnes LGBTQ+ au Koweït et fait écho à un schéma plus large de censure cinématographique au Moyen-Orient. Bien que l'interdiction demeure, la position de Terakes met en évidence le pouvoir de la représentation et la lutte continue pour l'acceptation et l'égalité sur les écrans du monde entier.