Maya Gurung et Surendra Pandey, un couple sur le point d’entrer dans l’histoire comme les premiers partenaires de même sexe légalement reconnus au Népal, ont rencontré un obstacle important dans leur parcours vers l’égalité matrimoniale. Maya, une femme transgenre, et Surendra, un homme gay, avaient fondé leurs espoirs sur une ordonnance intérimaire de la Cour suprême demandant au gouvernement d’enregistrer les unions entre personnes de même sexe jusqu’à ce qu’une législation appropriée puisse être adoptée. Bien qu’ils aient célébré un mariage dans un temple en 2017, leur union est restée sans reconnaissance sur le plan juridique. Le tribunal de district de Katmandou a toutefois refusé d’enregistrer leur mariage, affirmant que les tribunaux inférieurs n’étaient pas tenus par la compétence de l’ordonnance intérimaire.
Le sort du couple illustre la lutte continue pour l’égalité des droits au sein de la communauté LGBTQ au Népal. Les progrès accomplis en matière de protection juridique et d’acceptation sociale sont compromis par ce récent revers. Pinky Gurung, dirigeante du groupe de défense des droits LGBTQ Blue Diamond Society, souligne que le combat pour l’égalité matrimoniale reste long, malgré des décisions favorables d’instances comme la Cour suprême. Sunil Babu Pant, premier député ouvertement gay du Népal et fondateur de Blue Diamond Society, insiste sur la nécessité que l’affaire de Maya et Surendra serve de précédent pour les futurs couples en quête de reconnaissance.
L’épreuve endurée par Maya et Surendra fait écho aux complexités auxquelles sont confrontées de nombreuses personnes LGBTQ. Avant leur dépôt auprès du tribunal, ils ont dû surmonter des obstacles bureaucratiques et même entreprendre un parcours difficile pour obtenir les documents requis. Le parcours personnel de Maya, notamment un mariage antérieur forcé puis un divorce ultérieur, illustre l’adversité qu’elle a surmontée. L’expérience du couple reflète le chemin plus large vers l’inclusion sociale et les droits juridiques des minorités sexuelles et de genre au Népal.
Malgré ce revers, Maya et Surendra restent inébranlables dans leur détermination. Ils imaginent non seulement un mariage reconnu, mais aussi une stabilité financière commune, la propriété de biens et, à terme, l’adoption. Leur histoire rappelle avec force que la reconnaissance juridique ne concerne pas seulement la légalité, mais aussi la célébration de l’amour, de l’engagement et de l’aspiration à un avenir meilleur au sein d’une société inclusive.







Commentaires (0)
Rejoindre la conversation