Une étude récente menée par Trans Connect en collaboration avec l’Université Simon Fraser a mis en lumière une tendance préoccupante chez les jeunes non binaires au Canada. L’étude, qui a sondé des personnes queer, non binaires et transgenres âgées de 14 à 26 ans, révèle qu’une grande majorité évite de participer à des équipes sportives par crainte de la discrimination.
Seulement 11 % des jeunes non binaires au Canada pratiquent actuellement des sports d’équipe organisés. Cette sous-représentation résulte de plusieurs facteurs, dont les deux tiers citent l’obligation de jouer dans des équipes genrées de manière binaire (masculines ou féminines) comme principal frein. En outre, quatre jeunes non binaires sur cinq ont exprimé des préoccupations liées à l’aménagement des vestiaires ou des salles de casiers.

Les commentaires discriminatoires de la part des coéquipiers et des entraîneur·e·s ont constitué un facteur important pour 50 % des personnes interrogées, tandis qu’une personne sur six a déclaré avoir été témoin de harcèlement physique visant une personne en raison de son genre. Ces constatations soulignent le besoin urgent de mesures inclusives dans le sport canadien.
Le Canada s’est montré relativement ouvert aux athlètes trans et non binaires par rapport à son voisin américain, où des lois restrictives ont été adoptées dans 23 États au cours des trois dernières années. L’équipe canadienne de la Coupe du monde féminine 2023 comptait une joueuse vedette qui est une athlète non binaire, et la footballeuse Quinn est entrée dans l’histoire en devenant la première athlète ouvertement trans et non binaire à remporter une médaille d’or olympique.
En réponse à ces défis, les chercheurs de Trans Connect et de l’Université Simon Fraser proposent plusieurs solutions pour encourager la participation des athlètes non binaires. Celles-ci comprennent la possibilité pour les participant·e·s de choisir l’équipe genrée de leur préférence, l’offre d’options d’équipes mixtes, la création d’espaces de changement neutres du point de vue du genre et une meilleure éducation sur la diversité des genres et des sexualités.
Le professeur adjoint en sciences de la santé de l’Université Simon Fraser, Travis Salway, a souligné l’importance d’une participation inclusive au sport, déclarant : « Les jeunes non binaires méritent la même possibilité que tout le monde de participer aux sports d’équipe. » Ces solutions visent à créer un environnement plus accueillant et plus inclusif, en veillant à ce que les athlètes non binaires puissent profiter pleinement des avantages de la participation aux sports organisés.







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