La ministre de la Santé du Queensland a lancé un appel pressant au gouvernement fédéral, demandant un réexamen des restrictions sur les dons de sang effectués par les hommes gays et bisexuels. Actuellement, les hommes gays et bisexuels sexuellement actifs, les femmes transgenres et certaines personnes non binaires ayant des relations sexuelles avec des hommes sont interdits de don de sang à moins de s’abstenir de toute activité sexuelle pendant trois mois. Ces restrictions, communément appelées « interdictions de sang des gays », ont été mises en place dans les années 1980 en raison des inquiétudes concernant la transmission du VIH.

Ces dernières années, des pays comme le Royaume-Uni, le Canada et les États-Unis ont pris des mesures importantes pour assouplir ces règles de longue date, reconnaissant les progrès des connaissances médicales et des technologies qui ont rendu de telles restrictions inutiles. Le régulateur médical australien a introduit en mai une approche dite de « parcours du plasma », permettant des « évaluations individuelles des risques » pour les dons de plasma, tout en maintenant l’interdiction de fait pour la plupart des hommes gays de donner du sang total.

La campagne Let Us Give a été à l’avant-garde de la défense d’une approche plus équitable du don de sang. La porte-parole de la campagne, la Dre Sharon Dane, a souligné la nécessité d’aller au-delà d’une approche limitée au plasma, la comparant aux unions civiles, qu’elle a décrites comme un mauvais substitut à une véritable équité et à une réelle justice. Le Queensland est le premier État australien à soutenir l’application d’évaluations individuelles des risques aux dons de sang total, marquant ainsi une avancée significative pour l’inclusion LGBTQ+.

La ministre de la Santé du Queensland, Shannon Fentiman, a exprimé l’urgence d’une approche plus inclusive du don de sang en Australie. Elle a demandé au gouvernement fédéral d’accélérer l’examen des évaluations individuelles des risques pour les dons de sang total, à condition que les recherches appuient ce changement. Mme Fentiman a insisté sur l’importance de garantir un approvisionnement en sang sûr tout en levant les obstacles pour les donneurs potentiels actuellement exclus par les règles en vigueur.

La campagne Let Us Give souligne que les évaluations individuelles des risques, quelle que soit l’orientation sexuelle, ont fait leurs preuves dans d’autres pays et ne compromettent pas la sécurité du sang. Ces évaluations ont le potentiel d’augmenter les réserves de sang tout en éliminant la discrimination dans le processus de don. Alors que le Queensland montre la voie, l’espoir grandit de voir, dans un avenir proche, un système de don de sang plus inclusif et plus équitable pour tous les Australiens.

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The Pink Times

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