Alors que les États-Unis continuent de faire face à une réaction conservatrice croissante contre les droits LGTBQ+, des responsables républicains dans plusieurs États ciblent désormais les spectacles de drag avec de nouvelles lois visant à restreindre ou censurer ces performances. Selon un récent rapport de Pen America, des législateurs d’au moins huit États ont présenté un total de 14 projets de loi en Arizona, en Arkansas, au Missouri, au Nebraska, en Caroline du Sud, au Tennessee, au Texas et en Virginie-Occidentale.
Cette offensive contre les spectacles de drag coïncide avec une augmentation de la rhétorique politique et un nombre croissant de manifestations ou d’interruptions d’événements de drag, ainsi qu’avec une réaction conservatrice contre les droits des personnes trans et les droits des personnes gays au sens large dans des États comme la Floride, qui a adopté la législation dite « don’t say gay » qui limite la discussion des questions LGTBQ+ dans les écoles.
Les projets de loi proposés ont en commun de qualifier les spectacles de drag de nature pour adultes ou sexualisée. La plupart des projets de loi proposent d’élargir la définition des entreprises pour adultes ou à caractère sexuel afin d’y inclure tout établissement qui accueille des performances de drag, et beaucoup incluent le lip-sync dans leurs définitions. En outre, six projets de loi interdisent explicitement aux mineurs d’assister à des performances de drag ou d’y participer, et quatre interdisent explicitement les performances de drag dans les écoles ou les bibliothèques publiques.
Ces attaques contre les spectacles et les artistes drag portent atteinte au cœur de nos droits de nous réunir, de lire et de nous produire ensemble. Les spectacles de drag sont une forme d’expression artistique et créative qui devrait être libre de toute répression gouvernementale. Comme l’a souligné Kate Ruane, directrice des programmes de liberté d’expression aux États-Unis de Pen America, « ce que disent ces projets de loi et ce qu’ils font est très différent du débat public qui les entoure ».
Il est temps que les législateurs reconnaissent que les spectacles de drag sont une forme de liberté d’expression et devraient être protégés comme tels. Plutôt que de cibler ces performances, nous devrions œuvrer à créer une société inclusive où chacun a le droit de s’exprimer librement et sans crainte de censure ou de persécution.







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