Le département de la Justice a déposé une plainte contre l’État du Tennessee au sujet d’une nouvelle loi qui interdit les soins d’affirmation de genre pour les mineurs transgenres. La loi, qui doit entrer en vigueur en juillet, exige également que les jeunes trans qui reçoivent actuellement des soins d’affirmation de genre y mettent fin d’ici mars 2024. Le DOJ affirme que cette loi viole la clause de protection égale du quatorzième amendement, en interdisant ces traitements uniquement lorsque des jeunes transgenres souhaitent y avoir accès dans le cadre de soins d’affirmation de genre.

Les soins d’affirmation de genre, y compris les bloqueurs de puberté réversibles, sont considérés comme un traitement vital utilisé pour retarder les effets permanents de la puberté afin que les jeunes trans, leurs familles et leurs médecins puissent mieux comprendre leur identité. Le DOJ cite la World Professional Association for Transgender Health (WPATH), l’Endocrine Society et l’American Academy of Pediatrics, affirmant que les soins d’affirmation de genre sont la forme de traitement « largement acceptée et soutenue » pour la dysphorie de genre chez les enfants et les adolescents.

Le DOJ allègue que le projet de loi ne reposait pas sur la science, mais plutôt sur l’aversion des législateurs à l’égard des personnes transgenres. Le DOJ cite plusieurs républicains qui ont soutenu le projet de loi, indiquant que les procédures interdites par celui-ci resteraient autorisées pour les enfants cis et intersexes. Le DOJ conclut que le projet de loi S.B. 1 discrimine, a été motivé par une intention de discriminer et est appliqué de manière discriminatoire à l’encontre d’un groupe de personnes défini par le sexe et le statut transgenre, sans atteindre aucun objectif légitime de l’État.

Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a déclaré que l’État s’engage à protéger les enfants contre des décisions permanentes qui changent leur vie et que cette mesure constitue, au pire, un empiétement fédéral. L’État prévoit de travailler avec le procureur général pour s’opposer à l’affaire devant les tribunaux et défendre les enfants. Si elle n’est pas contestée, la loi empêcherait les enfants transgenres de recevoir des soins de santé que leurs prestataires médicaux et leurs parents ont jugés médicalement nécessaires. Ce faisant, la loi cherche à remplacer le jugement de professionnels de santé formés et des parents par celui de responsables élus et à codifier une discrimination contre des enfants qui font déjà face à bien trop d’obstacles.

Qu'en pensez-vous ?
À propos de l'auteur

The Pink Times

author.admin.bio

Plus d'articles →