Dans un revirement surprenant, Rishi Sunak, le chancelier de l’Échiquier, fait l’objet de vives critiques au sein de son propre parti pour l’omission d’une proposition d’interdiction des soi-disant « thérapies de conversion » dans le prochain discours du roi. Cette révélation a déclenché une vague de mécontentement, avec des inquiétudes quant au fait que, si l’interdiction n’est pas incluse dans le discours du roi Charles le 7 novembre, elle pourrait ne pas devenir loi avant les prochaines élections générales.

Les thérapies de conversion, largement condamnées dans les partis de gouvernement, sont considérées comme une pratique abominable qui doit être criminalisée afin de protéger les droits et le bien-être des personnes gays et transgenres. Cependant, il semble que le Premier ministre Charles ait cédé aux exigences de plusieurs députés d’extrême droite, entraînant le retrait de l’interdiction du discours de cette semaine.

Un mécontentement croissant au sein du Parti conservateur

La décision de retirer l’interdiction des thérapies de conversion du discours du roi a suscité l’indignation de plusieurs membres du Parti conservateur. Le député conservateur de premier plan Elliot Colburn a exprimé sa détermination à ne pas laisser l’affaire en suspens, suggérant que des voies législatives alternatives, comme des projets de loi sur l’ordre public et la sécurité, pourraient être explorées afin de protéger les personnes LGBTQ+. Colburn a souligné : « Ne pas tenir cette promesse serait absolument scandaleux. Le gouvernement avait l’occasion de saisir le taureau par les cornes et de faire cela. Et maintenant, ils vont en gros devoir laisser le Parlement le faire. »

La députée conservatrice Dehenna Davison, qui a elle-même fait son coming out bisexuel en 2021, a condamné ce report, déclarant : « Il est honteux qu’après plus de cinq ans à promettre que nous tiendrions une interdiction des thérapies de conversion tant nécessaire, cela semble désormais devoir être repoussé aux calendes grecques. »

Appels à la transparence et à l’honnêteté

Au milieu de la controverse, la députée conservatrice Alicia Kearns a appelé les autres membres du parti à être transparents quant à leur position sur les thérapies de conversion. Elle a exhorté celles et ceux qui y croient à l’admettre ouvertement, affirmant : « Le minimum que vous puissiez faire est d’être honnêtes avec celles et ceux que vous enfermez dans un cycle de honte imposée et d’autodétestation pendant que vous renforcez les préjugés. »

Malgré la pression exercée par un groupe de députés conservateurs pour retarder l’interdiction des thérapies de conversion, Colburn reste convaincu qu’une « immense majorité » du Parti conservateur soutient cette interdiction.

Cette évolution constitue le dernier revers en date pour les défenseurs, les organisations LGBTQ+ et la communauté LGBTQ+ dans son ensemble, qui attendent depuis longtemps la mise en place d’une législation interdisant les pratiques de conversion, initialement promise par le gouvernement de Theresa May il y a une demi-décennie. Malgré les rebondissements, y compris les changements de leadership, la position du Parti conservateur sur cette question cruciale reste incertaine, laissant une fois de plus la communauté LGBTQ+ démoralisée et déçue.

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The Pink Times

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