EN BREF

  • Un nouveau traitement du VIH permet à certaines personnes d’arrêter leurs médicaments pendant jusqu’à deux ans.
  • 75 % ont conservé le contrôle viral après l’arrêt du traitement.
  • L’étude a impliqué 68 participants au Royaume-Uni et au Danemark.
  • Les chercheurs espèrent un futur remède contre le VIH.
  • Le TAR reste essentiel pour de nombreuses personnes vivant avec le VIH.

Dans une avancée spectaculaire, des chercheurs de l’Imperial College London ont dévoilé un nouveau traitement du VIH qui pourrait permettre à certains patients d’arrêter leur médication quotidienne pendant jusqu’à deux ans. Oui, vous avez bien lu ! Ce traitement révolutionnaire, composé de deux anticorps largement neutralisants (bNAbs), est prêt à changer la donne pour les personnes vivant avec le VIH.

Lors d’un essai clinique impliquant 68 participants du Royaume-Uni et du Danemark, des personnes dont le VIH était déjà contrôlé par un traitement antirétroviral (TAR) ont reçu soit le traitement par anticorps, soit un placebo. Après une période de surveillance médicale, beaucoup ont pu arrêter leur médication habituelle. Et les résultats ? Un stupéfiant 75 % de celles et ceux ayant reçu le traitement par anticorps ont réussi à maintenir leur charge virale sous contrôle pendant 20 semaines après l’arrêt de leur TAR. De quoi célébrer !

Mais ce n’est pas tout ! Environ la moitié des participant·e·s sont resté·e·s sans traitement pendant une année complète, tandis qu’environ un quart a maintenu une suppression virale pendant deux ans, ce qui est impressionnant. Les anticorps, appelés 3BNC117-LS et 10-1074-LS, ciblent différentes parties du virus VIH, et les chercheurs sont optimistes quant au fait que cela pourrait ouvrir la voie à une nouvelle méthode de contrôle du VIH sans avoir besoin de comprimés quotidiens.

La professeure Sarah Fidler, de l’Imperial College London, a exprimé son enthousiasme en déclarant : "Ces résultats ouvrent de nouvelles possibilités pour le traitement du VIH et nous rapprochent de notre objectif de trouver un remède." C’est la première fois qu’une thérapie fondée sur des bNAbs montre un contrôle de la charge virale aussi important dans un essai randomisé contrôlé par placebo, marquant un moment décisif dans la recherche sur le VIH.

Bien que le TAR soit un traitement qui sauve des vies et permette aux personnes vivant avec le VIH de mener une vie longue et en bonne santé, il ne constitue pas un remède. Le virus peut rester dormant dans les cellules et réapparaître si le traitement est interrompu. Cependant, avec de nouveaux chiffres de surveillance au Royaume-Uni montrant une baisse des nouveaux diagnostics de VIH de 3 169 en 2023 à 3 043 en 2024, le gouvernement intensifie ses efforts pour mettre fin aux nouvelles transmissions du VIH d’ici 2030.

Cette recherche révolutionnaire offre non seulement de l’espoir aux personnes vivant avec le VIH, mais elle met aussi en lumière le besoin constant de traitements innovants et la possibilité d’un avenir où la médication quotidienne appartiendra au passé. Alors que nous célébrons ces avancées, continuons à défendre les droits et la santé de la communauté LGBTQ+, en veillant à ce que chacun·e ait accès aux soins dont il ou elle a besoin.

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À propos de l'auteur

Emily Chen

Emily Chen est une journaliste financière spécialisée dans les tendances économiques qui touchent la communauté LGBTQ. Titulaire d'un diplôme en économie du MIT et dotée d'un esprit analytique affûté, Emily offre une pe…

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