Dans un effort collectif réunissant 246 organisations de défense des droits humains, dont des entités de premier plan telles que BiPride et BiPhoria, une lettre a été adressée au Premier ministre britannique Rishi Sunak. La coalition a uni ses forces pour souligner l’importance de respecter le droit international et de protéger la vie des personnes LGBTQ+ et des femmes migrantes. Cette lettre, menée par Stonewall et soutenue par des organisations comme Amnesty, Oxfam, End Violence Against Women Coalition, Refugee Council et Women For Refugee Women, souligne l’obligation du Royaume-Uni de protéger les communautés vulnérables dans le monde entier.
Une prise de position contre une rhétorique dangereuse
L’appel à l’action fait suite aux récentes remarques de Suella Braverman, la ministre de l’Intérieur, qui ont été largement critiquées pour leur caractère dangereux et incendiaire. Alphonsine Kabagado, la directrice de Women For Refugee Women, a condamné le discours de Braverman, le qualifiant de raciste et infondé. Les suggestions de Braverman selon lesquelles les migrants LGBTQ+ et les femmes pourraient formuler de fausses demandes de protection ou chercher l’asile uniquement en raison de discriminations ont été accueillies avec une vive désapprobation. Les défenseurs soutiennent que de nombreuses personnes au sein de ces communautés sont confrontées à des persécutions, notamment la torture, les violences fondées sur le genre, les violences sexuelles, la traite des êtres humains et le viol, ce qui rend leur besoin d’asile réel et urgent.
Défendre le sort des réfugiés LGBTQ+ et des femmes
La lettre de la coalition s’adresse directement au Premier ministre, en mettant l’accent sur l’engagement du Royaume-Uni à protéger les personnes LGBTQ+ et les femmes fuyant la persécution. Elle contredit de récentes remarques suggérant que les réfugiés LGBTQ+ et les femmes ne pourraient pas avoir droit à une protection, affirmant que le droit international relatif aux réfugiés inclut clairement ces groupes. Les personnes LGBTQ+ et les femmes subissent fréquemment des persécutions dans leur pays d’origine, les contraignant à chercher refuge pour préserver leur vie. La coalition souligne la réalité indéniable selon laquelle les personnes LGBTQ+ et les femmes réfugiées rencontrent souvent des obstacles et des difficultés supplémentaires, notamment la nécessité de prouver leur orientation sexuelle ou leur identité de genre.
Un appel à la compassion et au respect du droit international
Comme le souligne la coalition d’organisations de défense des droits humains, seul un faible pourcentage des demandes d’asile au Royaume-Uni en 2022 invoquait l’orientation sexuelle comme raison de demander une protection. Des critiques ont été formulées au sujet de la cible que représente ce groupe minoritaire pour la ministre de l’Intérieur, ce qui semble révéler un manque de préoccupation réelle pour le droit international ou la protection des réfugiés. La lettre rappelle au gouvernement britannique ses engagements antérieurs en faveur des personnes LGBTQ+ et des femmes en situation périlleuse, notamment lors de la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan. La coalition exhorte le Premier ministre Sunak à réaffirmer l’attachement du Royaume-Uni à la Convention de l’ONU de 1951 relative au statut des réfugiés et à son Protocole de 1967, ainsi qu’à ses engagements visant à protéger les droits des personnes LGBTQ+ et des femmes dans le monde entier. En définitive, l’appel porte sur la compassion, le respect du droit international et la protection des personnes persécutées qui ont droit à l’asile.






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