Le procès en diffamation entre Crystal, star de Drag Race UK, et l’acteur Laurence Fox a retenu l’attention du public, soulignant l’impact du harcèlement en ligne et la défense de la réputation personnelle. Crystal, de son vrai nom Colin Seymour, ainsi que l’ancien administrateur de Stonewall Simon Blake, poursuit Fox pour diffamation à propos d’un échange controversé sur X (anciennement Twitter) en octobre 2020. Le différend est né des commentaires critiques de Fox sur la célébration du Mois de l’histoire des Noirs par Sainsbury's et de sa qualification ultérieure de Seymour, Blake et de l’actrice Nicola Thorp de « pédophiles ».
Crystal, à la barre de la High Court, a décrit les suites du tweet de Fox comme « accablantes et bouleversantes », soulignant la cruauté particulière de l’attaque en raison de ses connotations homophobes. Il a exprimé son inquiétude quant aux dommages financiers et réputationnels potentiels, craignant que son personnage de drag ne soit injustement associé à la pédophilie. Cette crainte a été davantage alimentée par le schéma de Fox, qui a proféré des accusations similaires contre Blake, un autre homme gay.
Blake, faisant écho aux propos de Crystal, a témoigné que l’insinuation selon laquelle les hommes gays seraient des pédophiles est un stéréotype nuisible. L’avocat de Fox a toutefois soutenu que, même si les tweets avaient pu être blessants, ils ne constituaient pas une véritable détresse, affirmation que Crystal a fermement contestée. Il a maintenu que les attaques qu’il avait subies étaient à la fois bouleversantes et continues.
Par ailleurs, Crystal a défendu sa qualification initiale de Fox de « raciste », une description que Fox nie vigoureusement. Fox, fondateur du Reclaim Party, soutient qu’être qualifié de raciste a gravement nui à sa réputation, allant jusqu’à lui faire perdre son agent d’acteur. Son équipe juridique affirme que Fox est un « libéral aveugle à la couleur » qui s’oppose au racisme et que les demandeurs n’ont subi aucun préjudice réputationnel réel du fait de ses tweets.
Le procès, qui a suscité un débat important sur l’intersection entre liberté d’expression, harcèlement en ligne et droits des personnes LGBTQ+, devrait s’achever la semaine prochaine. La décision de Mme la juge Collins Rice est attendue à une date ultérieure et aura probablement des répercussions considérables sur le débat public et la défense de la réputation personnelle à l’ère numérique.







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