Dans une révélation récente, Mike Johnson (R-LA) fait l’objet d’un examen attentif en raison de son implication avec Exodus International, une organisation chrétienne aujourd’hui disparue qui soutenait l’idée que l’homosexualité est un péché et cherchait à changer l’orientation sexuelle des personnes LGBTQ+. Johnson, élu président de la Chambre la semaine dernière, a travaillé avec le groupe de 2006 à 2010, fournissant des conseils juridiques et contribuant à la promotion d’un événement anti-gay destiné aux adolescents. Pendant cette période, il était également employé comme avocat pour l’Alliance Defending Freedom (ADF), un groupe désigné comme groupe haineux par le Southern Poverty Law Center (SPLC).

Collaboration controversée

La collaboration de Johnson avec Exodus International s’est étendue à la promotion de la « Day of Truth », une réponse anti-LGBTQ+ au « Day of Silence » annuel, une protestation contre le harcèlement des élèves LGBTQ+. Johnson a présenté les groupes de défense des droits LGBTQ+ comme promouvant un comportement indésirable, déclarant : « Le comportement homosexuel est quelque chose que l’on fait, ce n’est pas quelque chose que l’on est. » Il a décrit la Day of Truth comme une contre-mesure face à ce qu’il appelait le mode de vie homosexuel « dangereux ».

Rhétorique nuisible et désignation de boucs émissaires

En 2007, Johnson a écrit un éditorial soutenant la Day of Truth, alléguant que les défenseurs du comportement homosexuel cherchaient à le glamouriser tout en étouffant l’opposition. Il a qualifié les adolescents queers de « sexuellement confus » et a accusé les défenseurs de la lutte contre le harcèlement de faire taire les chrétiens. Johnson est même allé jusqu’à attribuer la chute de Rome aux personnes LGBTQ+, une affirmation non étayée par les preuves historiques.

Héritage de préjudice

L’implication passée de Mike Johnson avec Exodus International, un groupe connu pour promouvoir des pratiques nuisibles de thérapie de conversion, a suscité des inquiétudes quant à sa position sur les questions LGBTQ+. Wayne Besen, directeur exécutif de Truth Wins Out, a souligné que l’identité centrale de Johnson semblait être la promotion de points de vue anti-gays et ex-gays. Exodus International s’est dissous en 2013, son fondateur, Alan Chambers, présentant des excuses pour les dommages causés.

Collaboration en coulisses

Randy Scobey, ancien vice-président exécutif d’Exodus International, a exprimé ses regrets au sujet de la Day of Truth, qu’il a décrite comme une forme de harcèlement contre les personnes LGBTQ+. Scobey a également révélé que l’ADF, où travaillait Johnson, avait fourni des conseils juridiques sur la manière de pratiquer la thérapie de conversion, ce qui indique une collaboration plus profonde entre les deux organisations.

Les anciennes affiliations de Johnson ont suscité des inquiétudes quant à sa capacité à représenter de manière juste et impartiale les intérêts de la communauté LGBTQ+ dans son rôle de président de la Chambre.

Cette révélation sur l’histoire de Mike Johnson souligne l’importance de la vigilance lorsqu’il s’agit d’examiner les antécédents et les affiliations des personnalités publiques, en particulier sur des questions aussi sensibles que les droits LGBTQ+.

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The Pink Times

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