Dans une décision qui a intensifié les tensions diplomatiques entre l’Ouganda et les États-Unis, le gouvernement ougandais a vivement critiqué l’extension récente des restrictions de visa imposées par Washington. Accusant les États-Unis de promouvoir ce qu’ils appellent un « agenda LGBT » en Afrique, des responsables ougandais ont exprimé leur mécontentement face à ces mesures.
Les restrictions de visa nouvellement annoncées, dévoilées lundi, visent spécifiquement des responsables ougandais non identifiés que les États-Unis jugent responsables de saper la démocratie et de réprimer des groupes marginalisés dans le pays, y compris la communauté LGBTQ. Cette évolution fait suite à l’adoption par l’Ouganda, en mai, de l’une des lois anti-homosexualité les plus sévères au monde, qui comprend des dispositions prévoyant la peine de mort pour certains actes entre personnes de même sexe.
Le ministre d’État ougandais aux Affaires étrangères, Okello Oryem, a exprimé ses préoccupations en déclarant, « Il y a un coup d’État au département d’État aux États-Unis. Il est en train d’être repris par des personnes qui poussent l’agenda LGBT en Afrique. » Oryem a en outre remis en question l’approche sélective des États-Unis, se demandant pourquoi des sanctions similaires n’étaient pas imposées à des pays du Moyen-Orient dotés de lois tout aussi strictes, voire plus sévères, à l’égard des personnes LGBTQ. Il a ajouté : « S’ils refusent des visas à nos députés, ils iront à Shanghai, Guangzhou. Il y a beaucoup de très beaux endroits à visiter. »
La loi ougandaise controversée, depuis son adoption, a été largement critiquée pour avoir déclenché une vague d’abus contre des personnes LGBTQ, principalement de la part de particuliers, comme l’a souligné en septembre un rapport d’organisations de défense des droits. Les États-Unis avaient auparavant imposé en juin des restrictions initiales de visa à des responsables ougandais en réponse à la loi anti-homosexualité, tandis que la Banque mondiale a suspendu en août de nouveaux prêts au pays à titre de protestation.
Alors que l’affrontement entre l’Ouganda et les États-Unis s’intensifie, il reste à voir comment ces développements influenceront les relations diplomatiques et les droits des personnes LGBTQ en Ouganda. La question des droits humains et du traitement des groupes marginalisés demeure un point central du discours mondial sur la diplomatie et les relations internationales.







Commentaires (0)
Rejoindre la conversation