Une coalition d'entreprises internationales, dont Google et Microsoft, a publiquement dénoncé la récente législation anti-LGBTQ adoptée par l'Ouganda. La coalition Open for Business a averti que cette loi, qui criminalise le fait de s'identifier comme lesbienne, gay, bisexuel, transgenre ou queer, pourrait gravement nuire à l'économie ougandaise en réduisant les flux d'investissement et en dissuadant les touristes. Le projet de loi prévoit également la peine de mort pour ce qu'il appelle l'homosexualité aggravée, ce qui inclut notamment les relations sexuelles entre personnes du même sexe avec des personnes âgées de moins de 18 ans ou avec une personne séropositive.
La coalition a déclaré que la nouvelle loi compromettrait la capacité des entreprises à recruter une main-d'œuvre diversifiée et talentueuse, et elle a exprimé sa préoccupation quant au fait qu'une disposition exigeant des entreprises qu'elles signalent les personnes soupçonnées d'être LGBTQ les placerait dans une situation impossible. Yvonne Muthoni, directrice nationale de la coalition dans le Kenya voisin, a averti que les entreprises seraient contraintes de choisir entre enfreindre la loi en Ouganda ou aller à l'encontre des normes internationales de responsabilité d'entreprise et des lois sur les droits humains des pays où elles ont leur siège.
Les membres de la coalition, parmi lesquels figurent Google, Mastercard, Unilever, Standard Chartered, PwC et Deloitte, ont tous des activités en Ouganda. Open for Business s'est déjà exprimée contre les mesures anti-LGBT dans des pays comme la Hongrie, où elle a critiqué en 2021 un projet visant à interdire la diffusion de contenus LGBT dans les écoles.
La discrimination anti-LGBT a des coûts économiques importants, selon une étude de 2019 menée par la coalition. L'étude a révélé que le Kenya perd jusqu'à 1,7 % de son PIB par an en raison de cette discrimination. La Maison Blanche a également exprimé son inquiétude au sujet de la loi anti-LGBTQ de l'Ouganda, la qualifiant de l'une des mesures les plus extrêmes prises contre la communauté LGBTQ dans le monde.
Cette initiative de grandes entreprises internationales qui prennent la parole contre la législation anti-LGBTQ de l'Ouganda s'inscrit dans une tendance croissante des entreprises à prendre position sur des questions sociales. Alors que les entreprises continuent de donner la priorité à la diversité et à l'inclusion dans leurs lieux de travail, on attend de plus en plus d'elles qu'elles défendent ces valeurs dans les pays où elles exercent leurs activités. Si l'issue de cette situation particulière reste à voir, il est clair que les entreprises sont de plus en plus disposées à utiliser leur influence pour promouvoir un changement social positif.







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