En bref

  • La tribune affirme que les premières actions de Trump dans le 251e anniversaire de l’Amérique signalent une adhésion plus ouverte au racisme.
  • Elle cite la vidéo de maternelle repostée, la marche de Patriot Front et l’évolution des priorités fédérales en matière d’application de la loi.
  • L’auteur soutient que les personnes LGBTQ doivent reconnaître le même schéma d’euphémisation du langage et d’érosion des droits.

Une nouvelle tribune d’opinion dans Advocate soutient que les premiers jours du 251e anniversaire de l’Amérique ont déjà révélé un schéma dangereux au sein de l’administration Trump : racisme public, langage qui atténue le nationalisme blanc et recul fédéral dans l’application des lois ضد la discrimination.

À la suite de trois incidents en autant de jours, la tribune affirme que l’administration a commencé la semaine avec Donald Trump repartageant une vidéo d’enfants noirs musulmans portant des hijabs lors d’une cérémonie de remise de diplômes. La publication reprenait la légende : « Public school in St. Paul, Minnesota. Every girl is in a hijab … in kindergarten. » L’auteur a qualifié la publication d’ouvertement raciste et a critiqué Trump pour l’avoir laissée en ligne.

La tribune se tourne ensuite vers la marche du 4 juillet à Washington de centaines de membres masqués de Patriot Front, décrits comme un groupe nationaliste blanc. Elle soutient que la réponse du secrétaire à l’Intérieur Doug Burgum sur CNN a été révélatrice : Burgum a déclaré que les responsables fédéraux n’avaient aucune raison d’intervenir parce que les manifestants exerçaient leur liberté d’expression, a dit que l’idéologie du groupe n’était « rien avec quoi je pourrais être d’accord », et n’a pas voulu dire s’il conseillerait à Trump de les condamner. Il a aussi décrit la démocratie comme « messy ».

Selon le texte, le langage de l’administration compte autant que ses actions. Il affirme que les responsables ont évité des termes tels que « white supremacist », « racist » et « white nationalist », préférant des étiquettes plus douces comme « messy », « free speech » et « context ».

La tribune cite aussi un article de lundi du New York Times selon lequel des agences fédérales abandonnent des affaires de discrimination à la demande de Trump. Elle dit que la Equal Employment Opportunity Commission, créée pour protéger les gens contre la discrimination, a déplacé son attention vers des plaintes déposées par des hommes blancs estimant avoir été victimes de discrimination.

Autre exemple mis en avant : l’usage par Trump du terme « remigration », ou « reverse immigration », sur Truth Social. Le texte indique que le terme a été popularisé par Martin Sellner, présenté comme un ancien néonazi autrichien rebaptisé « Identitarian », et retrace l’origine du mot aux années 1930, lorsque le parti nazi a envisagé de relocaliser massivement les Juifs à Madagascar avant de passer à la Shoah. La tribune affirme que le Department of Homeland Security a utilisé le mot « Remigrate » sur son compte officiel X l’automne dernier, et qu’un porte-parole du DHS s’est moqué d’un journaliste qui l’avait interrogé à ce sujet.

L’auteur relie ces épisodes à des attaques antérieures contre les personnes LGBTQ, notamment les lois sur les toilettes, l’interdiction dans l’armée, les reculs sur les passeports et les efforts visant à restreindre les protections des droits civiques et à effacer les personnes LGBTQ de l’histoire. La tribune dit que les communautés queer et trans reconnaissent ce schéma de déni, de langage adouci et de répétition parce qu’elles en ont déjà vécu des versions auparavant.

Elle conclut que les premiers signes de l’approche de l’administration ne sont pas des incidents isolés mais une répétition générale d’un tort plus large, avertissant que ce qui commence avec des enfants musulmans et des familles noires peut s’étendre à d’autres groupes marginalisés si rien n’est fait.

Points clés de la tribune

  • Trump a repartagé une vidéo d’enfants noirs musulmans portant des hijabs lors d’une cérémonie de remise de diplômes.
  • Des centaines de manifestants masqués de Patriot Front sont apparus à Washington le 4 juillet.
  • Doug Burgum a déclaré que les responsables fédéraux n’avaient aucune raison d’intervenir et a refusé de dire si Trump devait condamner le groupe.
  • La tribune affirme que des agences fédérales abandonnent des affaires de discrimination et réorientent l’EEOC.
  • L’auteur dit que la rhétorique de l’administration autour de la « remigration » fait écho à l’histoire extrémiste.
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À propos de l'auteur

Alexander Rivera

Alex Rivera, journaliste politique chevronné, apporte plus de dix ans d'expérience dans la couverture de la politique américaine. Diplômé de la Columbia University's Journalism School, Alex est reconnu pour ses analyses…

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