Le gouverneur de Floride Ron DeSantis a rencontré des membres du Parti conservateur britannique lors de sa récente tournée de quatre pays, notamment la ministre des Femmes et de l’Égalité, Kemi Badenoch. Dans une récente interview accordée au Telegraph, DeSantis a affirmé que Badenoch s’était « engagée » à suivre l’exemple de la Floride dans la promotion d’un programme « anti-woke ». Bien que DeSantis n’ait pas défini ce terme, il a été associé à un rejet des politiques sociales progressistes telles que les droits LGBTQ+. La législation de la Floride comprend l’extension de la loi « Don’t Say Gay », qui interdit d’aborder les questions LGBTQ+ dans tous les niveaux scolaires, ainsi que des interdictions de livres répressives visant la littérature LGBTQ+. L’État a également adopté certaines des législations anti-choix les plus radicales aux États-Unis.
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La nomination de Badenoch au poste de ministre des Femmes et de l’Égalité en 2022 a laissé les militant·e·s « profondément inquiet·e·s pour le bien-être des personnes LGBTQ+ en Grande-Bretagne ». Ses précédentes déclarations, notamment une tirade anti-LGBTQ+ et sa remise en question du mariage entre personnes de même sexe, ont fait l’objet de controverses. Elle a également nommé comme conseiller sur la politique de genre un ancien présentateur de GB News et fan de JK Rowling. Par ailleurs, le Premier ministre Rishi Sunak s’est engagé à publier dans les mois à venir de nouvelles directives pour les écoles, qui forceraient les enseignants à révéler l’identité trans, non binaire et de genre non conforme des élèves à leurs parents, et interdirait aux enfants trans d’utiliser les vestiaires et douches correspondant à leur identité de genre.
Les affirmations de DeSantis selon lesquelles Badenoch se serait « engagée » à suivre l’exemple de la Floride dans la promotion d’un programme anti-LGBTQ+ ont suscité des inquiétudes au sein de la communauté LGBTQ+ au Royaume-Uni. Il semble que le gouverneur de Floride suggère que Badenoch puise ses orientations auprès d’extrémistes législatifs homophobes et transphobes de l’autre côté de l’Atlantique. L’impact potentiel de telles politiques sur la communauté LGBTQ+ au Royaume-Uni est considérable, Badenoch occupant deux postes ministériels au sein du gouvernement actuel.
Si la tournée de DeSantis faisait partie d’un effort visant à renforcer son profil de possible candidat républicain à la présidence, ses propos soulèvent des questions sur l’impact potentiel de la diffusion de politiques anti-LGBTQ+ au-delà des frontières américaines. Le Royaume-Uni a longtemps été considéré comme un leader en matière de droits LGBTQ+, avec la légalisation du mariage entre personnes de même sexe en 2013 et d’autres politiques progressistes. Toutefois, la montée de voix conservatrices promouvant un programme anti-LGBTQ+ est source d’inquiétude.







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