Le ministre britannique de l’Intérieur, James Cleverly, a signé un nouveau traité avec le Rwanda, poursuivant le plan controversé du gouvernement visant à expulser les demandeurs d’asile arrivant au Royaume-Uni par des moyens jugés « illégaux ». Cette décision intervient en défi de l’arrêt récent de la Cour suprême qui a jugé le plan Rwanda illégal, invoquant le risque réel que des personnes soient renvoyées vers leurs pays d’origine périlleux, en violation manifeste du droit international.
Garantir la sécurité des demandeurs d’asile
Le nouveau traité de Cleverly vise à répondre aux risques identifiés. Selon les nouvelles conditions, les demandeurs d’asile ne seront pas expulsés du Rwanda vers leur pays d’origine si un tel retour les met en danger. Un comité de suivi doit superviser la mise en œuvre du traité, avec un organe d’appel composé de juges du monde entier.
Les inquiétudes liées aux personnes LGBTQ+ persistent
Cependant, les inquiétudes persistent, notamment parmi les groupes de défense travaillant avec les réfugiés et les demandeurs d’asile. On craint en particulier que des personnes vulnérables, notamment les personnes LGBTQ+, puissent se retrouver dans des conditions dangereuses au Rwanda. Fait surprenant, le gouvernement britannique reconnaît lui-même, dans ses conseils aux voyageurs, l’insécurité du Rwanda pour les personnes LGBTQ+, indiquant que l’homosexualité y est « désapprouvée par beaucoup ».
Plaidoyer et appels à l’empathie
Des organisations comme Micro Rainbow et Rainbow Migration soulignent les dangers potentiels auxquels sont confrontés les demandeurs d’asile LGBTQ+ au Rwanda. Micro Rainbow estime que l’approche du gouvernement britannique met en danger des personnes ayant déjà subi d’importants traumatismes. Sebastian Rocca, fondateur et PDG de Micro Rainbow, appelle à l’empathie et à la compassion dans les politiques d’asile, plaidant pour une approche plus humaine.
Un avenir incertain pour le plan
Malgré le nouveau traité de Cleverly, les inquiétudes concernant l’efficacité des outils de sélection et la sécurité finale des demandeurs d’asile LGBTQ+ persistent. Le plan du gouvernement pour le Rwanda a déjà fait l’objet de contestations juridiques, et cela pourrait continuer. Alors que les ministres sont aux prises avec les limites juridiques, le sort du plan demeure incertain, laissant les demandeurs d’asile, en particulier les personnes LGBTQ+, dans l’expectative.







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