La sortie très attendue de Barbie de Greta Gerwig a rencontré un obstacle au Moyen-Orient, prise dans un différend de censure autour de thèmes perçus comme LGBTQ+ dans le film. Vox Cinemas, une importante chaîne de cinémas dans la région, a confirmé que la sortie, initialement prévue le 18 juillet, a été reportée au 31 août.
Selon une source citée par Variety, ce retard découle de demandes des censeurs visant à retirer du contenu à thème LGBTQ+ de la version moyen-orientale du film. Cela a créé une incertitude, car les coupes demandées ont peu de chances d’être approuvées par le studio Warner Bros., ce qui pourrait conduire à une interdiction totale du film dans certains pays de la région. L’Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis, l’Égypte et Bahreïn ont déjà confirmé que Barbie ne sera pas projeté sur leur territoire.
Bien que le film compte parmi ses interprètes des acteurs LGBTQ+ de premier plan comme Hari Nef et Kate McKinnon, le contenu LGBTQ+ explicite y est limité, avec des sous-textes subtils et des moments codés queer disséminés dans tout le récit.
Il convient de noter que les films hollywoodiens subissent souvent des coupes régionales avant leur sortie au Moyen-Orient, afin de se conformer aux réglementations de censure. Les studios qui refusent ces coupes se voient fréquemment interdire purement et simplement la diffusion de leurs films dans les pays concernés. Un exemple récent a été l’interdiction du dérivé de Toy Story Lightyear dans 14 pays après que Disney a refusé de supprimer une scène de baiser entre personnes du même sexe.
La gestion par Disney de la représentation LGBTQ+ a fait l’objet de controverses, des employés de Pixar ayant exprimé leurs inquiétudes quant à la suppression d’affection ouvertement gay dans leurs films. Cependant, en réponse à la controverse, une scène de baiser entre personnes du même sexe dans Lightyear a été rétablie. L’acteur Chris Evans, qui incarnait Buzz dans le film, a exprimé sa satisfaction quant à l’inclusion de la scène, mais aussi sa frustration qu’elle soit devenue un sujet de débat.
Dans ce débat en cours, l’espoir demeure qu’une représentation authentique devienne la norme dans le cinéma, en embrassant la diversité sans hésitation. Alors que les publics réclament des récits plus inclusifs, l’industrie cinématographique fait face à un moment charnière de changement.







Commentaires (0)
Rejoindre la conversation