Le commissaire de la police métropolitaine, Sir Mark Rowley, a présenté des excuses officielles au prominent militant LGBT+ Peter Tatchell, reconnaissant les manquements homophobes passés de la force. Dans ce qui a été salué comme une avancée significative, la lettre de Sir Mark exprimait ses regrets envers « toutes les communautés que nous avons laissées tomber ». Ces excuses interviennent à la suite d’un rapport accablant de la baronne Casey plus tôt cette année, qui a mis au jour des cas de racisme, de misogynie et d’homophobie au sein de la police métropolitaine.
M. Tatchell a accueilli favorablement ces excuses, déclarant qu’elles marquent symboliquement un tournant dans la manière dont le Met traite la communauté LGBT+, traçant en pratique une ligne sous les persécutions passées. Le moment choisi pour ces excuses coïncidait avec le lancement de la campagne de la Peter Tatchell Foundation, qui appelle les chefs de police à travers le Royaume-Uni à s’excuser pour des décennies de victimisation de la communauté LGBT+.
La lettre de Sir Mark reconnaissait l’existence de systèmes biaisés et de processus discriminatoires qui ont influencé le maintien de l’ordre dans les communautés londoniennes ainsi que le traitement des agents et du personnel pendant de nombreuses décennies. Il a mis en avant des cas récents de comportement épouvantable de certains agents, révélant la persistance, au sein de l’organisation, de personnes qui nourrissent des opinions racistes, misogynes, homophobes et transphobes. Le commissaire a souligné la nécessité urgente d’écarter ceux qui corrompent et abusent de leurs fonctions.
Exprimant son engagement à corriger les manquements du passé, Sir Mark a adressé ses excuses sincères à toutes les communautés lésées par la police métropolitaine et a déclaré sa détermination à bâtir une nouvelle force dont tous les Londoniens pourront être fiers et à laquelle ils pourront faire confiance. En réponse, M. Tatchell a exprimé sa gratitude envers Sir Mark pour être le premier chef de police du Royaume-Uni à présenter des excuses, espérant que ces excuses inspireront d’autres forces de police à suivre cet exemple. Il estime que cette étape cruciale aidera à renforcer la confiance et l’assurance de la communauté LGBT+ envers la police, l’encourageant à signaler les crimes haineux, les violences domestiques et les agressions sexuelles.
L’événement de lancement de la campagne #ApologizeNow, organisée par la Peter Tatchell Foundation, a bénéficié du soutien de la défunte star de la télévision Paul O'Grady, qui a exhorté avec passion la police à s’excuser pour les mauvais traitements et les abus subis par des personnes LGBT+. Dans une vidéo émouvante, O'Grady a mis en lumière le comportement souvent abusif et parfois illégal de la police à l’égard de la communauté.
L’engagement de toute une vie de Peter Tatchell en faveur du militantisme pour les droits humains s’étend sur plusieurs décennies et continents. Originaire d’Australie, il a été un défenseur engagé des droits des Aborigènes et a poursuivi son activisme après s’être installé à Londres dans les années 1970. Au fil des ans, il a protesté contre des personnalités comme le boxeur Mike Tyson, le président russe Vladimir Poutine et l’ancien archevêque de Cantorbéry George Carey. Fait notable, en 1999, il a tenté d’arrêter citoyennement l’ancien Premier ministre zimbabwéen Robert Mugabe pour ses violations des droits humains, un acte qui lui a valu un passage à tabac sévère par les gardes du corps de Mugabe. Depuis 2011, il est directeur de la Peter Tatchell Foundation, poursuivant son engagement en faveur des causes liées aux droits humains.
Les excuses du commissaire de la police métropolitaine représentent une étape importante dans la prise en compte des injustices passées et dans la promotion d’une relation plus inclusive et plus confiante entre la communauté LGBT+ et la police. En reconnaissant les échecs systémiques et en s’engageant à changer, le Met vise à établir une nouvelle norme qui garantisse l’égalité, le respect et l’équité pour tous les Londoniens.






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