L’American Civil Liberties Union (ACLU) a déposé une plainte contre le Montana et son président républicain de la Chambre, Matt Regier, les accusant d’avoir violé les droits au titre du Premier Amendement d’une législatrice démocrate transgenre, Zooey Zephyr. La plainte allègue que Zephyr a été empêchée d’accéder à la salle de la Chambre après avoir protesté contre un projet de loi interdisant les soins d’affirmation de genre pour les mineurs.
Le gouverneur du Montana a signé le projet de loi vendredi, deux jours après que la majorité républicaine de la Chambre a voté la censure de Zephyr et son exclusion de l’hémicycle pour le reste de la session législative. La décision a été prise après que Zephyr a déclaré que refuser de tels soins entraînerait davantage de suicides lors d’un débat en séance le 18 avril. Les républicains l’ont accusée de manquer au décorum.
L’ACLU a déposé la plainte lundi devant la première cour de district judiciaire du Montana, dans le comté de Lewis et Clark, au nom de Zephyr et de quatre de ses administrés. Ils ont soutenu que lui interdire l’accès à la salle de la Chambre pour ses propos « éteint une partie essentielle du travail que ses électeurs l’ont élue pour accomplir ». Regier n’a pas répondu aux demandes de commentaire.
Les partisans de Zephyr ont protesté au capitole de l’État le 24 avril, après que la supermajorité républicaine de la législature l’a réduite au silence dans l’hémicycle jusqu’à ce qu’elle présente des excuses pour ses propos. Sept manifestants ont été arrêtés. Le directeur juridique de l’ACLU du Montana, Alex Rate, a déclaré dans un communiqué de presse que Regier avait « injustement, abusivement et inconstitutionnellement » réduit au silence les électeurs de Zephyr en la réduisant au silence elle-même, qualifiant ses actions de « menace directe pour les principes fondamentaux qui soutiennent l’ensemble de notre démocratie ».
Cette plainte intervient après l’expulsion récente de deux élus démocrates qui avaient protesté en faveur du contrôle des armes à feu par une supermajorité républicaine au capitole du Tennessee, attirant l’attention nationale. Toutefois, leurs assemblées de comté les ont rapidement réintégrés à leurs sièges.
L’affaire met en lumière les difficultés persistantes auxquelles est confrontée la communauté LGBTQ+ dans sa lutte pour ses droits et sa représentation au sein du gouvernement. Elle soulève aussi des questions sur les limites de la liberté d’expression et sur les responsabilités des élus à défendre les droits de tous les citoyens.







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