En bref
- La perte de cheveux peut survenir après le début d’un THS à base de testostérone, mais beaucoup d’hommes trans constatent peu de changements.
- L’article met en avant le minoxidil, le finastéride et les greffes de cheveux comme options.
- Il note aussi que certaines personnes peuvent considérer les changements de la ligne capillaire comme affirmants plutôt que indésirables.
Commencer la testostérone peut susciter de l’enthousiasme chez les personnes transmasculines et les hommes trans, mais aussi soulever des inquiétudes concernant l’éclaircissement des cheveux. Pour certaines personnes qui entament un traitement hormonal substitutif (THS) à base de testostérone, cette peur devient un véritable obstacle avant même qu’un rendez-vous en endocrinologie ne soit pris.
Le problème médical au cœur de cette inquiétude est l’alopécie androgénétique, une forme de calvitie liée à une sensibilité génétique des follicules pileux aux androgènes. Le document source indique qu’elle touche 80 % des hommes cisgenres à l’âge de 70 ans. Il cite également une étude de 2021 publiée dans The Journal of Pediatric Dermatology montrant que 33 % des personnes trans sous THS à base de testostérone ont connu un certain degré d’éclaircissement ou de perte de cheveux d’origine androgénique. En même temps, l’article note que de nombreux hommes trans ne constatent que peu ou pas de changement de leur ligne capillaire après avoir commencé le THS.
L’article souligne que la perte de cheveux n’est pas automatiquement un résultat négatif de la testostérone. Pour certaines personnes transmasculines, une ligne capillaire qui recule peut être vécue comme affirmante. Pour d’autres, cela peut accentuer la dysphorie ou entrer en conflit avec les objectifs de transition. L’article présente donc la question moins comme celle de savoir s’il faut abandonner la testostérone, et davantage comme celle de savoir comment gérer les effets secondaires lorsque la préservation des cheveux compte.
Minoxidil
Le minoxidil est décrit comme un traitement anti-chute approuvé par la FDA, largement connu sous sa forme générique sous le nom de Rogaine, qui peut être prescrit sous forme de liquide ou de mousse à usage topique. Développé à l’origine pour l’hypertension artérielle, il est désormais couramment utilisé contre la perte de cheveux. L’article cite une étude de 2026 publiée dans le Journal of the American Academy of Dermatology qui a montré son efficacité contre la perte de cheveux chez les personnes trans sous testostérone.
Selon le guide, le produit s’applique sur un cuir chevelu complètement sec afin de permettre une bonne absorption. Le cuir chevelu doit être massé du centre vers l’extérieur, et le médicament doit être laissé en place pendant quatre heures avant d’envisager un shampooing. L’article indique que les effets secondaires les plus courants sont des démangeaisons et des irritations cutanées. Il note également que certains hommes trans et personnes masc l’ont utilisé, de façon anecdotique, pour favoriser la pousse de la barbe, bien que cet usage ne soit pas cliniquement prouvé et ne soit pas approuvé par la FDA.
Finastéride
Le finastéride est présenté comme un médicament oral qui agit différemment du minoxidil. Plutôt que de stimuler directement les follicules, il est utilisé pour aider à prévenir la calvitie en bloquant la dihydrotestostérone, ou DHT. L’article indique qu’il est approuvé par la FDA pour augmenter la pousse des cheveux sur le cuir chevelu.
Il avertit aussi que le blocage de la DHT peut entraîner d’autres effets rapportés par des personnes trans, notamment un ralentissement ou un arrêt de la croissance des organes génitaux, une limitation de la croissance des poils du visage et du corps et, de manière anecdotique, des saignements intermenstruels. La source cite une étude de 2025 publiée dans le Journal of Medical Case Reports qui a conclu que le finastéride était efficace contre l’alopécie androgénétique chez des personnes trans prenant de la testostérone, tout en signalant certains effets sur l’efficacité du THS. L’article ajoute que les médecins prescrivent parfois le minoxidil et le finastéride ensemble.
Greffe de cheveux
Pour les personnes dont la perte de cheveux n’a pas répondu aux médicaments, l’article mentionne la greffe de cheveux comme autre option. Il décrit la procédure comme le transfert de follicules sains depuis une zone plus dense du cuir chevelu vers les zones clairsemées. Le texte précise que des avancées récentes ont rendu les greffes plus accessibles et plus efficaces ces dernières années.
L’article note aussi que certains hommes trans ont eu recours à des greffes pour faire pousser une barbe lorsque le THS seul n’a pas produit le résultat souhaité.
Tous les changements ne sont pas indésirables
Le guide se termine en soulignant que la perte de cheveux n’est pas toujours quelque chose qu’une personne transmasculine voudra éviter. Certaines y voient une partie de la transition ; d’autres sont moins certaines. Dans tous les cas, l’article rappelle que tous les corps changent avec l’âge et que les conseils médicaux doivent être adaptés aux objectifs individuels. Son message central est que la préoccupation liée aux cheveux n’a pas à exclure la testostérone, car il existe des options de traitement à discuter avec un professionnel de santé.







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