Kemi Badenoch, la ministre britannique des Femmes et des Égalités, a nié les accusations selon lesquelles le gouvernement conservateur reviendrait sur les droits des personnes trans. Badenoch a été interrogée sur le blocage des réformes écossaises en matière de reconnaissance de genre, la révision des certificats de reconnaissance de genre par son bureau et le retard pris dans l’interdiction des thérapies de conversion. Badenoch a défendu les actions de son bureau et a souligné qu’elles maintenaient le statu quo. Le Parlement écossais a adopté en décembre un projet de loi sur la réforme de la reconnaissance de genre (GRR), qui a été bloqué par le gouvernement britannique quelques semaines plus tard, ouvrant la voie à une éventuelle action en justice du gouvernement écossais.

Badenoch s’est présentée devant la Women and Equalities Committee afin de répondre aux questions sur la position du gouvernement concernant les droits des personnes trans. Au cours de la réunion, elle a défendu la décision de son bureau de bloquer les réformes écossaises en matière de reconnaissance de genre ainsi que le retard de l’interdiction des thérapies de conversion. Badenoch a également évoqué l’examen mené par le gouvernement sur les pays considérés comme respectant les « normes britanniques » en matière de reconnaissance de genre, déclarant que le gouvernement s’efforcerait de faire les choses « absolument correctement ».

Le gouvernement écossais a menacé d’engager une action en justice contre la décision du gouvernement britannique de bloquer le projet de loi GRR, ce qui pourrait conduire à des crises constitutionnelles. Badenoch a déclaré que son bureau avait eu des « conversations avec des ministres écossais », mais que « le cadre d’interaction lorsque les projets de loi sont en cours de traitement veut que nous, à Westminster, n’intervenions pas ». Le gouvernement écossais a accusé Badenoch de ne pas avoir émis d’avertissement concernant le risque de blocage du projet de loi.

Badenoch a défendu les actions de son bureau, affirmant que « l’opinion publique est du côté du gouvernement britannique, pas du gouvernement écossais ». Elle a également refusé de donner une date de publication du projet de texte sur l’interdiction retardée des thérapies de conversion.

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