Dans un appel retentissant au changement, les membres du Royal College of Nursing (RCN) ont exigé des mesures pour garantir que le personnel infirmier soit mieux armé pour soutenir les victimes de crimes de haine visant les personnes LGBTQ+ qui entrent dans leurs soins. Lors du congrès du RCN, tenu à Brighton le 16 mai, une discussion sur le rôle essentiel des soins infirmiers dans l’aide aux membres de la communauté LGBTQ+ victimes de crimes de haine a été inscrite à l’ordre du jour, alimentée par des récits troublants de sectarisme auxquels étaient confrontés à la fois des patients et du personnel.
Reconnaissant le besoin urgent d’un soutien complet, les membres ont voté massivement pour faire évoluer la discussion en résolution. La résolution, adoptée avec un soutien retentissant, constitue un appel officiel au conseil du RCN à agir immédiatement pour permettre aux infirmiers et infirmières d’apporter une aide adéquate aux victimes LGBTQ+ placées sous leurs soins. Cette démarche souligne le rôle crucial des infirmiers et infirmières dans divers contextes, des cabinets de médecine générale et des cliniques de santé sexuelle aux programmes de proximité communautaire.
Jason Warriner, infirmier engagé et passionné par l’activisme LGBTQ+ au sein du RCN, a souligné l’importance de cette résolution. Souvent, lorsqu’on traite les victimes de crimes de haine, l’accent est mis sur les soins médicaux immédiats. Cependant, Warriner a insisté sur le fait que les infirmiers et infirmières travaillent dans une grande variété d’environnements, où ils peuvent détecter des signes de victimisation et engager des conversations importantes. Ces situations peuvent concerner du harcèlement continu ou des crimes de haine passés, ce qui nécessite que les infirmiers et infirmières disposent des connaissances et des compétences pour orienter les personnes vers des services de soutien appropriés, comme la police, des organisations LGBTQ+ locales ou des associations caritatives telles que Gallop.
La réponse des membres du RCN à la résolution a été massivement positive, avec une forte manifestation de soutien. Toutefois, il a été noté que certaines personnes n’étaient pas pleinement conscientes que les crimes de haine visant les personnes LGBTQ+ continuent d’affecter la communauté. L’augmentation alarmante des statistiques révélées pendant la discussion a choqué beaucoup de monde, remettant en cause l’idée que l’égalité aurait été atteinte uniquement par l’instauration du mariage et des partenariats civils.
Bien que des progrès aient été réalisés au fil des années, il reste encore du travail à accomplir pour combattre l’homophobie et la transphobie au sein de la profession infirmière et du RCN lui-même. Warriner, premier homme ouvertement gay élu président du Congrès des infirmiers et infirmières du Collège, a raconté l’homophobie importante qu’il a subie au milieu des années 2000. Cela rappelle qu’il ne faut pas tenir le progrès pour acquis, et que les efforts en faveur de l’égalité, de la diversité et de l’inclusion doivent se poursuivre.

À l’avenir, la formation des infirmiers et infirmières pour soutenir efficacement les victimes de crimes de haine visant les personnes LGBTQ+ nécessite une approche à plusieurs volets, incluant des ressources d’apprentissage en ligne, des publications informatives pour les lieux de soins et une formation complète à l’égalité, à la diversité et à l’inclusion. La mise en œuvre d’une telle formation au sein de la profession infirmière est l’étape logique suivante pour garantir une prise en charge et un soutien optimaux.
Commentant la résolution, Bruno Daniel, coordinateur diversité et égalité du RCN, a exprimé sa profonde inquiétude face à l’augmentation des crimes de haine visant les personnes LGBTQ+. Il a souligné que les victimes de tels crimes peuvent être n’importe qui — des proches, des collègues, des amis ou des voisins — qui peuvent révéler leur expérience lorsqu’ils cherchent des soins. Le personnel infirmier joue un rôle essentiel en offrant un traitement empreint de compassion, en facilitant l’accès à des services spécialisés et en soutenant les victimes dans leur quête de justice. Doter les équipes infirmières des compétences et des connaissances nécessaires pour fournir les meilleurs soins et le meilleur soutien possibles est d’une importance capitale.
Au cours de la dernière décennie, les crimes de haine signalés à la police en Angleterre et au Pays de Galles ont connu une forte hausse. Les crimes de haine fondés sur l’orientation sexuelle ont augmenté de 501 % entre 2011/12 et 2021/22, tandis que les crimes de haine visant les personnes transgenres ont bondi de 1 284 % sur la même période. Ces chiffres alarmants soulignent le besoin pressant de systèmes de soutien améliorés et de formation au sein de la profession infirmière pour répondre à la montée des crimes de haine visant les personnes LGBTQ+.







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