Des militant·e·s des droits LGBTQ+ élèvent la voix pour réclamer justice après la détention controversée de 33 hommes dans un sauna à Valencia, la troisième plus grande ville du Venezuela. L'incident s'est déroulé le 23 juillet au Avalon Club, un établissement prisé de la communauté LGBTQ+. L'indignation a rapidement suivi, se manifestant par des protestations à Valencia et dans la capitale du pays, Caracas, alors que les manifestant·e·s exigeaient la libération des personnes détenues.
Les arrestations ont suscité de vives condamnations, près de 10 000 signataires soutenant une pétition lancée par l'Observatoire vénézuélien de la violence LGBTIQ+. La pétition demande un procès équitable pour les hommes détenus, qui font face à des accusations allant de l'outrage à la pudeur à la conspiration et à la pollution sonore. Partageant leur indignation et des mises à jour, des utilisateurs de réseaux sociaux se sont mobilisés autour du hashtag #JusticiaParaLos33 (#JusticePourLes33).
Comme l'a rapporté Al Jazeera, la majorité des hommes détenus ont été remis en liberté sous « liberté provisoire conditionnelle » après 72 heures de détention, avec obligation de se présenter périodiquement aux autorités. Les trois autres, dont le propriétaire de l'Avalon Club, ont été libérés le 3 août, soit 10 jours complets après leur arrestation initiale. Cependant, les circonstances de leur interpellation restent troublantes ; deux détenus ont raconté leur stupeur au moment de l'arrestation, croyant d'abord que l'intervention de la police n'était qu'une inspection de routine.
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Ces événements ont mis en lumière les défis auxquels est confrontée la communauté LGBTQ+ au Venezuela. Bien qu'être gay ne constitue pas une infraction pénale, la discrimination persiste, et les protections juridiques des personnes LGBTQ+ ne sont pas à la hauteur de celles dont bénéficient leurs homologues hétérosexuels. L'incident souligne le problème plus large de l'homophobie soutenue par l'État, et les militant·e·s réclament un procès transparent, exempt de préjugés, ainsi que des comptes pour les responsables.
Yendri Velásquez, une militante LGBTQ+ vénézuélienne, a souligné la nécessité d'une pression publique pour accéder à la justice. Elle a mis en avant que l'incident reflète un niveau accru de criminalisation visant les personnes LGBTQ+, tandis que Jau Ramírez, du mouvement SOMOS défendant les droits LGBTQ+, a noté que l'affaire crée un précédent juridique inquiétant. Ramírez a insisté sur le fait que cette répression menace les droits fondamentaux et les libertés individuelles de toutes et tous au Venezuela.
Dans un pays où les droits LGBTQ+ demeurent un terrain de lutte contesté, le sort de ces hommes détenus fait écho au combat plus large pour l'égalité et la justice pour toutes les orientations sexuelles et identités de genre.







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