La célèbre poétesse lauréate de la jeunesse Amanda Gorman a ajouté sa voix à un chœur grandissant d’auteurs et d’écrivains qui critiquent l’éditeur mondial de livres pour enfants Scholastic pour avoir prétendument permis à des écoles de retirer des livres abordant des questions liées à la race et aux thèmes LGBTQ+. La semaine dernière, l’éditeur a été accusé d’avoir cédé à des exigences de droite en offrant aux écoles la possibilité d’exclure des livres écrits par ou sur des groupes minoritaires.

Une collection controversée

La mesure controversée de Scholastic consistait à regrouper des titres potentiellement « controversés » dans une seule collection intitulée « Share Every Story, Celebrate Every Voice. » Cette collection donnait aux écoles individuelles l’autonomie de décider d’inclure ou d’exclure ces livres de leurs foires locales du livre. Parmi les 64 livres de cette collection figuraient des ouvrages tels que « Justice Ketanji », une courte biographie de la juge de la Cour suprême Ketanji Brown Jackson, « I Colour Myself Different » de l’athlète et militant Colin Kaepernick, ainsi que le propre livre pour enfants d’Amanda Gorman, « Change Sings ».

La réponse d’Amanda Gorman

Amanda Gorman, connue pour sa lecture emblématique d’un poème lors de l’investiture du président Joe Biden, a exprimé son désarroi face à la décision de Scholastic sur les réseaux sociaux. Elle a ट्वीटé : « Stunned that Scholastic Book Fairs is self-censoring the books in its 'Share Every Story, Celebrate Every Voice,' which are predominantly by queer, disabled, & Black & brown authors. This is not sharing our stories—it's treating them as separate but equal. » Gorman a également indiqué que son propre livre avait été inclus dans la collection de retrait volontaire, la décrivant comme une trahison de l’inspiration qu’elle avait reçue dans son enfance pour écrire des livres pour enfants.

La réponse de Scholastic et la controverse

En réponse aux accusations selon lesquelles ils auraient délibérément donné aux écoles la possibilité d’exclure des livres diversifiés de leurs foires du livre, Scholastic a affirmé se trouver dans un « dilemme presque impossible ». L’entreprise a été confrontée au choix soit de retirer ces titres, soit de risquer d’éventuelles conséquences juridiques pour les enseignants, bibliothécaires et bénévoles. Plus de 30 États américains ont adopté ou examinent des lois susceptibles d’aboutir à l’interdiction de certains livres, en particulier ceux traitant de questions LGBTQ+ ou de race. Scholastic a souligné son engagement à proposer des livres diversifiés tout en reconnaissant les imperfections de sa solution.

Cette controverse a suscité de la frustration et de la déception parmi des auteurs comme Rebecca Burgess, dont le roman graphique à thème de romance LGBTQ+, « Speak Up », a également été ajouté à la collection. De nombreux auteurs et lecteurs s’inquiètent de l’impact sur les jeunes esprits et de l’accessibilité de ces livres à un public plus large, alors qu’ils risquent d’être exclus des foires du livre scolaires.

Alors que le débat se poursuit, l’équilibre entre liberté d’expression et préoccupations liées à l’adéquation à l’âge et aux thèmes controversés reste un défi pour les éditeurs pédagogiques comme Scholastic.

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The Pink Times

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