The Washington Times editor Cheryl Chumley est confrontée à de vives critiques après la publication d’une chronique qui a suscité l’indignation au sein de la communauté LGBTQ et au-delà. L’article de Chumley, intitulé « Orlando shame as boy, 11, parades in princess gown for LGBTQ crowd », a provoqué un immense tollé en raison de son langage dénigrant à l’égard des parents d’un enfant transgenre de 11 ans et de l’utilisation d’une citation biblique laissant entendre la violence.

Dans sa chronique, Chumley s’en est prise à Dempsey Jara, qui est entré dans l’histoire comme le plus jeune grand maréchal de la parade Orlando Pride. Elle a fustigé les parents de Jara pour avoir reconnu l’identité de genre de leur enfant et l’avoir autorisé à participer à l’événement, qualifiant les participants à la Pride de « personnes malades et mauvaises » et décrivant les parents de l’enfant comme « malades » et « mauvais ». Elle est allée plus loin, suggérant qu’ils subiraient une rétribution divine.

Le ton de Chumley s’est encore durci lorsqu’elle a plaidé pour que les parents de Jara « perdent la garde » de leur enfant, les accusant d’« exploitation » et de « maltraitance ». Elle a même invoqué un verset biblique, Matthieu 18:6, pour étayer son argument, laissant entendre de graves conséquences pour ceux qui « font tomber dans le péché » les jeunes enfants.

La chronique a suscité une indignation immédiate sur les réseaux sociaux, beaucoup dénonçant les propos de Chumley comme « indéfendables » et « haineux ». L’avocate spécialisée dans les droits civiques Alejandra Caraballo a souligné que Chumley avait en réalité appelé à l’exécution des parents d’une fille trans qui avait servi de grand maréchal lors de la parade Orlando Pride.

Chumley a ensuite précisé sur les réseaux sociaux qu’elle n’avait pas appelé à l’exécution des parents de Jara, mais qu’elle maintenait son appel à leur arrestation et à la perte de la garde. En réponse au tollé, PinkNews a sollicité un commentaire de Chumley, qui a exprimé un soutien sans réserve à sa chronique, invoquant sa conviction que la maltraitance des enfants est mauvaise à la fois à ses yeux et « aux yeux de Dieu ».

The Washington Times n’a pas encore publié de déclaration concernant cette controverse, laissant beaucoup de personnes s’interroger sur les normes éditoriales et les valeurs défendues par le journal face à un contenu aussi विवादé. Cet incident met en lumière les tensions persistantes entre les points de vue conservateurs et les droits LGBTQ, rappelant les difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes transgenres et leurs familles dans une société qui continue de composer avec les questions d’acceptation et d’égalité.

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